mercredi 18 novembre 2015

8 conseils pour mieux communiquer


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         Huit conseils pour améliorer votre communication  
                et votre intelligence émotionnelle 



Comment dire quoi?
 
La chose la plus difficile à faire au fil d'une conversation, c'est d'être simultanément conscient du contenu ET du processus de la communication en cours.
Pas toujours évident de nous rendre compte que les commentaires que nous prononçons ne sont parfois pas en phase avec notre manière de les dire.
Imaginons que le sujet des tenues vestimentaires ne soit pas au centre de vos préoccupations et  que, absorbé par vos pensées, vous répondiez par un « OUI » aussi tardif qu'évasif à cette question pourtant essentielle de votre compagne : « Est-ce que tu aimes ma nouvelle robe ? ».(ou de votre compagnon « Épatant ce ce coupé Mercedes à bijection transversale inversée, non? ») 
Il y a gros à parier que les réactions de votre alter ego vous conduiront à mobiliser tous les ressorts de votre créativité pour justifier ce décalage entre le contenu (un simple « oui » non argumenté) et le processus de votre réponse (un délai suspect, suivi d'un enthousiasme très « contenu »).

Pour éviter de pareilles situations et favoriser la qualité de vos échanges en général, voici 8 conseils pratiques qui vous aideront à améliorer à la fois votre communication personnelle et votre communication professionnelle.

1.    Supprimez vos onomatopées d'hésitations.
Vos « Euh » et autres « Humm » émiettent vos discours et soulignent vos hésitations. Ils décrédibilisent vos propos. Un bref silence sera mieux perçu que ces fréquents bredouillages.

2.    Amorcez la conversation.
Face à un(e) inconnu(e), prenez l'initiative d'une conversation. Mettez les pieds dans le « P.L.A.F. ». Les thèmes initiateurs de conversations P.L.A.F. sont les suivants :
·       Projets - prochaines vacances, construction, sorties, etc.
·       Loisirs  - hobbies, sports, activités artistiques, etc.
·       Activité professionnelle - type de travail, déplacements, responsabilités, etc.
·       Famille - nombre d'enfants, écoles fréquentées, nombre de frères et sœurs, etc.

3.    Racontez une histoire.
Je suis né en Italie. J'ai vécu une partie de mon adolescence, en France, dans un blockhaus. Personne, parmi les gens de ma famille ou des milieux que je fréquentais ne prétendait publier quoi que ce soit. « Ces choses-là c'est pas pour nous ». Aidé par un coach très persuasif,  je me suis accordé, il y a quelques années, la permission de présenter ma pratique et mes convictions, dans mon livre « Manager d'élite ». Depuis, j'ai pris goût à écrire et je rédige aussi régulièrement que je le peux des papiers comme celui-ci que je publie sur mon blog, ma newsletter et quelques revues spécialisées. Ce travail me prend beaucoup de temps mais il m'aide à être encore plus précis et plus clair dans mon activité de conseil, coaching et formation en management. Je sais qu'il a pu aider certains de mes lecteurs et j'en suis très fier.
Pourquoi je raconte cela ? Pour vous montrer le pouvoir communicatif des anecdotes, nouvelles insolites, expériences originales, etc. En effet, si vous avez lu ce point N°3 jusqu'ici, vous conviendrez que les histoires ont le potentiel de susciter l'émotion et de retenir l'attention du public à qui elles sont révélées. Pour améliorer votre communication, vous aussi lancez-vous : racontez une histoire.

4.    Posez des questions ouvertes.
Une question ouverte est une question qui commence par un pronom interrogatif. Elle favorise les échanges et encourage une réponse dont le contenu est riche en information.
Pour mémoire, les pronoms interrogatifs sont: Comment, Quand, Qui, Combein, Où, Que-Quel, Pourquoi (C.Q.Q.C.O.Q.P).
Par exemple, au lieu de « tu aimes ce que tu fais ?», posez plutôt cette question ouverte : « qu'est-ce que tu aimes dans ce que tu fais ? ».
5.    Reformulez avant de répondre.
Lorsque les points de vue concordent, la communication semble agréable et ne pose pas de difficultés. Lorsque les avis divergent, les interlocuteurs ne s'aperçoivent que trop tard qu'ils ont mobilisé la majeure partie de leurs énergies dans la plaidoirie. A force d'argumenter, de défendre leurs positions, de nourrir la controverse...ils en oublient d'écouter. Le meilleur moyen d'écouter -et de prouver à votre interlocutrice que vous l'avez captée 5/5- c'est de reformuler ses propos avant de délivrer votre réponse. Plus la conversation prend un caractère conflictuel et plus une reformulation, sous la forme d'une répétition pure et simple, pourra contribuer à l'apaisement des tensions.
« Tu dis que je suis complètement stupide de penser ça »...
Lorsqu'il/elle entend - reformulés tels quels - les propos qu'il/elle vient de vous décocher, votre interlocuter/interlocutrice obtient l'assurance que vous l'avez parfaitement écoutée. L'effet miroir de votre reformulation lui fait mieux percevoir la violence de ses propos et lui offre également l'opportunité de mieux se contrôler.

6.    Soyez présent.
Tout au long de votre scolarité, vous avez été habitués aux contrôles de présence qui consistent à vérifier que votre personne se trouve en un endroit précis au moment de l'appel de votre nom.
La présence que nous vous recommandons de mettre au service de votre communication, va au-delà de cette exposition passive de votre apparence extérieure. Il s'agit de l'investissement actif et conscient de votre énergie dans l'échange ici et maintenant. Soyez présent fait appel à la mobilisation de 100% de votre attention et à votre engagement zélé dans l'expérience du présent.
Vous aurez compris que lire son smartphone ou essayer toute autre forme de « multitâche » ne contribuera ni à la qualité de votre présence ni à celle de votre communication.

7.    Pratiquez une communication « 5C ».
Une communication 5C possède les caractéristiques suivantes :
1.      Claire.
2.      Concise.
3.      Cohérente.
4.      Concrète.
5.      Courtoise.
Voici un exemple de communication 5C qui pourrait faire suite à la reformulation du point N°5 ci-dessus : «  Je suis offensé par tes propos corrosifs. Je te demande de surveiller ton langage et de parler avec tact».

8.    Écoutez « jusqu'au bout ».
Difficile d'attendre que votre interlocuteur ait fini de parler avant de prendre la parole à votre tour ? Pour ne pas vous épuiser -et épuiser votre interlocuteur- faites l'effort de ne pas l'interrompre. Laissez-le parler jusqu'au bout. Vous favoriserez ainsi un rythme plus mesuré et ne gaspillerez pas votre temps et vos ressources physiques dans une guerre de position, une bataille stérile pour le temps de parole.



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